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Culture FESPACO – Cérémonie d’ouverture Le cinéma, l’autre moteur de l’intégration africaine
Le clap a été donné samedi 28 février 2009 au Stade du 4 août à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour débuter la biennale qu’est le Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou qui célèbre, à sa 21è édition, ses 40 ans d’existence. Un rendez-vous, cette année, emprunt d’anniversaire aux couleurs festives et d’hommage.
L’acte (1) d’ouverture de la 21è édition a été faite par Cheich Modio Diarra, invité d’honneur, parrain de ladite édition et Tertus Zongo, le premier ministre du Burkia Faso en présence de la marraine – depuis des décénies –, Mme Chatntal Compaoré, première dame du Faso, de présidents d’institutions, de ministres venus de divers pays d’Afrique, d’acteurs et cinéastes africains et d’ailleurs soutenu par un public – coloré – qui rivalise une rencontre de football.
« Comment expliquer ce qui vient de se passer sous nos yeux. On ne peut commenter. Il faut voir », appréciait un membre d’une délégation Togolaise. Le cérémonial de feux d’artifices, sous ses yeux, a ébloui, une dizaine de minutes, tous les regards. « C’est simplement fabuleux, merveilleux », ajoute le Togolais. Cette bienvenue, du Fespaco, sera traduite par le maire de Ouagadougou, Simon Bélème Compaoré. « Vous avez quitté chez vous, vous êtes chez vous, sentez-vous chez vous », a-t-il livré ses « vœux de paix aux festivaliers » avant d’exprimer « sa reconnaissance » à tous ceux qui ont contribué – Sembène Ousmane – à faire de sa ville, le siège de ce qui « permet un brasage » et est, aujourd’hui, une « grande manifestation cinématographique du continent et un rendez-vous mondial avec une dimension particulière ».
Ainsi, « Cinéma africain : tourisme et patrimoine culturel » est le thème de la 40è édition du Fespaco qui rend hommage au « pionnier et doyen » des cinéastes africains, le Sénégalais Sembène Ousmane. De l’artiste qui a marqué et contribuer à rehausser le Fespaco, le parrain Cheick Modibo Diarra témoigne qu’il l’a connu dans « la pensée » mais « ne l’a jamais rencontré ». « C’est un bonheur pour moi d’être associé à l’hommage rendu à Sembène. Sembène est parti, il n’est pas mort. Il ne saurait mourir. Il a réussi à nous faire sortir de la torpeur qui nous guettait. Sembène c’était le veilleur de nuit. Nous devons reprendre le flambeau », a-t-il souhaité conseillant aux animateurs du 7è art, principalement « les jeunes », « de se saisir du numérique ». Il a, cependant, « salué » l’ardeur du gouvernement du Burkina Faso qui est parvenu à faire perdurer le Fespaco et de l’inscrire dans l’agenda de tous».
D’où la « haute » appréciation que fait l’Unesco – selon les termes du représentant du directeur général de l’Unesco, le Sous-directeur général pour l’Afrique Noureini Tidjani-Serpos – « pour l’engagement du Burkina Faso pour la culture ». Une des raisons des raisons de leur « soutien » à l’évènement. Du Fespaco qui fête également le 20è anniversaire de la cinémathèque, il fait savoir que le festival peut « contribuer à renforcer l’intégration africaine ».
Koné Saydoo, |
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