Le
samedi dernier 1er novembre, les amateurs de Gospel se sont
donnés rendez-vous à l’église St-Lambert, place du Sacré-Cœur à Bruxelles
pour une grande communion musicale.

A l’affiche, une palette d’artistes aussi talentueux les uns que les
autres. Dans la salle de l’église un beau monde qui rappelle un bon
dimanche de messe catholique. Messe, il y en avait, mais dispensée par
quelques petits maîtres du Gospel dont le chœur était assuré par le
Brussel international Gospel Choir. Avec un répertoire constitué en partie
de reprises de d’autres auteurs, ceux qui disent tirer leur souffle de vie
du Gospel ont us faire vibrer l’église à l’image d’Emmanuel Djob dont la
prestation a transporté le public dans une espèce de transe collective
dont seule la musique Gospel a le secret.
Avec une allure de Cowboy, l’artiste a su se faire
respecter par ce qu’il maîtrise le mieux, le Gospel. Pour lui renvoyer
l’ascenseur, un standing-ovation l’a accompagné tout au long de son one
man show. Tout comme lui, on retient également au tableau masculin, le nom
de Inno De Sadjo.

On le croirait en train de faire une sieste sur son clavier, mais les
sonorités qu’il distille viennent vous rappeler qu’il est bien en éveil.
Son visage changeant au rythme de la progression musicale dénote d’une
certaine fusion entre l’homme et ce qu’il ressent au plus profond de son
âme. |
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Avec une position bien figée sur le clavier qui rappelle un peu Ray
Charles ou encore Stevie Wonder, l’artiste a su néanmoins créer une
interactivité entre lui et le public. Comme il le dit lui-même, il a su
capter les énergies positives pour apporter à cette communion un grain de
sel que le public est loin d’oublier.

Si la soirée des interventions était dominée par les hommes, les deux
femmes qui étaient de la partie ont su se faire respecter. Avec une voix
qui rappelle qu’elle n’est pas une nouvelle venue dans le milieu du
Gospel, Alexia Waku a donné la pleine mesure de son talent. Tout comme
elle, l’ivoirienne, Madina Dicko, a eu droit à l’applaudimètre. Fille de
Tédy Konaré, ancienne technicienne à la radio nationale de Côte d’Ivoire
et également chanteuse, l’artiste a démontré que n’avoir pas d’opus sur le
marché discographique n’altère en rien le talent d’un artiste. Avec une
voix qui porte et surtout transporté dans un envoutement gospel, elle a su
capter l’attention du public.

Qui, un
moment est resté muet pour laisser la voix de l’artiste faire son effet
avant de la gratifier d’un applaudissement bien nourri. Une belle soirée
qui s’est achevée par une composition d’ensemble des différents artistes
intitulée « Human race ».
Kassi Kouadio O.G
Le Latéral info, Bruxelles
kassikgo@lateralinfo.net
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