|
|
|
Editeur Responsable
Pour recevoir notre Hebdomadaire |
Culture
Sénégal Âgé de 86 ans, l’ancien conservateur de la Maison des esclaves, sur l’île de Gorée, a franchi la « Porte du non-retour ».
Bien qu’il soit né à Rufisque (à 28 km de Dakar), Joseph Ndiaye était issu d’une famille goréenne. Il ira d’ailleurs à l’école primaire à Gorée avant de poursuivre sa scolarité dans la capitale. Ancien tirailleur sénégalais, sous-officier parachutiste, il combattit aux côtés des troupes françaises pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce qui lui valut plusieurs décorations, dont la croix de guerre, mais ce n’est que bien plus tard qu’il deviendra célèbre. En 1962, il est nommé conservateur de la Maison des esclaves. Sa passion pour l’histoire de la traite négrière et son ardeur à lutter contre l’oubli dépassent vite les frontières du Sénégal. Même les contestations autour de ses thèses sur l’importance et le rôle de Gorée n’entachent pas sa réputation. Alors qu’il parle de millions d’Africains partis de Gorée – et dont des milliers de cadavres furent jetés à la mer par la « Porte du non-retour » –, quelques historiens estiment qu’à peine 500 esclaves passaient annuellement sur l’île… Au-delà de la polémique, c’est en grande partie grâce à lui que Gorée fut inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1980. Joseph Ndiaye est l’auteur de quelques ouvrages dont le plus récent est Il fut un jour à Gorée, l’esclavage raconté à nos enfants… (éditions Michel Lafon, 2006). Malgré sa célébrité, il mourut sans avoir jamais connu la gloire. En 2006, dans une interview à la presse sénégalaise, il avait même dévoilé son isolement et les difficultés financières auxquelles il était confronté. « Je suis en train de vivoter », avait-il déclaré. J.A |
Vérifiez de vous même l'actualité Actualité Ivoirienne
Actualité Africaine -
Le Confidentiel Africain
|
|
L'information à travers
les lignes
|