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Culture:
2ème nuit du Zouglou
La preuve a été donnée le jeudi 1er mai 2008 à l’Espace Anoumabo du palais de la culture que le Zouglou, danse philosophique, identité culturelle ivoirienne n’a pas été victime de l’influence des différents genres musicaux et concepts nées à l’aube de la crise ivoirienne. L’on avait même annoncé la mort du Zouglou né dans les années 90 dans les cités universitaires. La force du Zouglou, il est guidé par un esprit – l’esprit ne meurt pas - et survit au fil de ans parce qu’ayant une âme. Bien qu’ayant quitté l’environnement des cités universitaires, le Zouglou continue de décrier les conditions socio-politique avec fond d’humour qui fait ivoirien. Ils étaient plus de 4000 mélomanes, nostalgiques, à donner la preuve que le Zouglou n’est pas mort en reprenant en cœur les titres, anciens et nouveaux, des nombreux artistes et groupes Zouglou. Ceux-ci regroupés sur une même scène pour la fête du Zouglou représentaient les générations Zouglou. De Bilé Didier, Poignon, Yodé à Petit Denis, Sur Choc et autres, c’était une revisite inoubliable des succès du Zouglou. Pour marquer la continuité dans l’art, Bilé Didier de la génération 90 a passé le flambeau du Zouglou à Yodé, représentant la génération 2000 jusqu’à aujourd’hui. Du style d’ambiance facile, Woyo soutenu par le son de tam tam, le Zouglou a plutôt connu l’influence de la modernité sans perdre de son originalité avec Yodé et Siro (ex Poussin Choc), Soum Bill (ex Salopard), les Garagistes, etc. Plus de dix ans après, le Zouglou n’a pas quitté le cœur des mélomanes et continue par la beauté expressive des pas de danses et de la gestuelle à « implorer Dieu » pour des conditions sociales meilleures.
Koné Saydoo
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