L'hebdomadaire qui décortique tous les non-dits de la Politique et de la Société



     

 
   
Ce Lundi 24 octobre 2011, sur le LATERAL INFO.. Entretien vidéo exclusif avec M. Drigoné Faya (ex-porte parole Europe, du Général Ibrahim Coulibaly dit IB)
  Le clin clin_doeil de Digbeu   [ cliquez-ici ]



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SEM Alassane D. Ouattara
Président de Côte d'Ivoire


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Economie

Pauvreté en Côte d’Ivoire 

Le rapport de la honte

 

Les autorités ivoiriennes sont décidées à obtenir par tous les moyens des financements extérieurs. Face donc à la réticence des institutions internationales, tous les moyens sont bons. Même exhiber la souffrance des populations qu’elles ont contribué elles-mêmes à appauvrir. Le récent rapport du ministère ivoirien du plan sur la pauvreté des populations, au-delà de sa triste réalité, est une honte pour un Etat naguère considéré comme le fleuron de la croissance économique et du développement africain. On sait qu’il ne saurait exister d’Etat dont toutes les populations sont à l’abri de la pauvreté. Mais à regarder la vitesse avec laquelle la situation des populations ivoiriennes s’est dégradée, on ne peut pas ne pas penser à l’incompétence de ses dirigeants. La petite dégradation connue entre 1985 et 1990 est à mettre sur le compte d’une véritable conjoncture économique. Ce qui a d’ailleurs nécessité la création d’un poste de premier ministre dont les critères de nomination prenaient en compte le passé d’économiste avéré des candidats. C’est ce qui a d’ailleurs permis à Alassane Ouattara de faire son entrée sur la scène ivoirienne. Mais depuis le décès du président Félix Houphouët-Boigny à maintenant les conditions des populations ivoiriennes se sont considérablement dégradées au point où selon le ministère du plan un ivoirien sur deux vit aujourd’hui avec moins de 600 F cfa par jour (moins d’un euro). Une situation que mettent les dirigeants ivoiriens sur le compte de la crise militaro-politique que traverse le pays depuis septembre 2002. Selon eux depuis 2002, 48,9% de la population vit dans la misère. Un bien beau rapport pour s’attirer la pitié des bailleurs de fonds pour l’annulation d’une partie de la dette du pays. Mais, à la vérité plutôt que la situation de crise, les refondateurs et les rebelles ne sont pas étrangers à cette dégradation rapide des conditions de vie du citoyen ivoirien. Prétextant la situation de crise les deux parties ont fait main basse sur les richesses du pays. Comme l’a d’ailleurs reconnu l’un des éminents penseurs de la refondation et numéro deux du pouvoir, Mamadou Koulibaly, en l’espace de quatre années de règne les frontistes ont réussi le triste record de s’enrichir plus que ne l’a fait les barrons du Pdci en quarante ans. Depuis l’éclatement de la crise ivoirienne, la redistribution équitable des richesses du pays qui est en souffrance depuis belles lurettes est devenue un véritable tabou. L’Etat ne fait plus face à la dette intérieure encore moins aux préoccupations des populations. Dans tous les secteurs d’activité, c’est des mouvements de grèves.

Que dire du côté des forces nouvelles ? C’est également la honte. Ceux qui pensaient que Soro et ses hommes allaient les sortir de l’ornière n’ont que leurs yeux pour pleurer aujourd’hui. Sans être propriétaires de plantations, les chefs rebelles sont paradoxalement cités parmi les premiers vendeurs de café-cacao ainsi que de coton. Si les retombées étaient équitablement redistribuées aux populations, la rébellion auraient fait œuvre utile. Malheureusement, tout part dans les poches d’un groupuscule d’individus. C’est grâce à cela que le très extravagant Wattao, chef d’état major adjoint, peut livrer des parties de billards dans les bars et se faire filmer de Bouaké à Abidjan. C’est également en appauvrissant les populations que le premier ministre Guillaume Kigbafory Soro peut assumer les charges de son palace acheté à Ouagadougou qui s’étend à perte de vue avec à l’intérieur un parc animalier.

Et c’est toutes ces personnes aujourd’hui qui veulent parler l’appauvrissement de la population ivoirienne. En oubliant bien sûr de dire qu’ils en sont les auteurs.

Kassi Kouadio O.G 
Le Latéral info, Bruxelles
kassikgo@lateralinfo.net        
 

 

En 20 ans de crises, la prospère Côte d'Ivoire s'est appauvrie

Naguère phare de l'Afrique de l'ouest, la Côte d'Ivoire s'est considérablement appauvrie en vingt ans de crises sociopolitiques, au point qu'un Ivoirien sur deux en est réduit à vivre avec moins d'un euro par jour.

Le constat est sans équivoque: "Aujourd'hui, une personne sur deux est pauvre, contre une sur dix en 1985, et le nombre de pauvres a été multiplié par dix en l'espace d'une génération", résume un Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSPR), au centre d'un atelier qui s'achève mardi à Grand-Bassam (30 km au sud-est d'Abidjan). Mesurée à travers sa dimension monétaire (indicateur de bien-être notamment), la pauvreté se caractérise en Côte d'Ivoire par l'incapacité d'un Ivoirien à effectuer "une dépense de consommation" quotidienne supérieure à 661 FCFA (1 EUR), soit 241.145 FCFA (367,5 EUR) par an, selon le document. Ce rapport revient sur les années fastes de la Côte d'Ivoire au milieu des années 1980, lorsque seulement 10% des huit millions d'habitants vivaient en-deçà du seuil de pauvreté. "Au cours des deux premières décennies de son indépendance (en 1960), la Côte d'Ivoire est demeurée prospère et stable. Cette prospérité a attiré de nombreux ressortissants des pays de la sous-région en quête d'emploi et de mieux-être", rappelle le DSRP. Sous Félix Houphouët-Boigny, premier président et "père" de la nation, la cohésion sociale "a été bâtie autour de plusieurs piliers, dont les plus importants sont d'ordres économique, politique et sociologique", souligne le rapport, qui relève surtout "une redistribution des revenus comme mécanisme d'incitation pour favoriser l'émergence d'un capital humain". Cette embellie va cependant s'arrêter net, la pauvreté progressant d'"une moyenne de 2,7 points par an" de 1985 à 1995, en raison de la "conjecture économique défavorable caractérisée par la détérioration des termes de l'échange et la chute des matières premières agricoles" comme le cacao et le café, essentielles à l'économie du pays. "De plus, la dévaluation du FCFA (par rapport au franc français) en janvier 1994 a accentué la réduction du pouvoir d'achat des ménages" ivoiriens. De 1995 à 2008, le taux de pauvreté a connu un bond spectaculaire, passant de 33,6% à 48,9%. "Cette période a connu une série de crises sociopolitiques et militaires dont les points culminants ont été le coup d'Etat militaire du 24 décembre 1999 et la rébellion armée du 19 septembre 2002, qui a conduit à la partition du pays", note le rapport. Ces deux événements ont plongé la Côte d'Ivoire dans l'instabilité, aggravant le taux de pauvreté en milieu rural avec une moyenne de 12 personnes sur 20, contre six en milieu urbain. Face à l'ampleur de ce "fléau", les autorités ivoiriennes se sont fixé pour objectif de "réduire la pauvreté en ramenant le taux à 16,2% en 2015", grâce à une politique axée sur "la bonne gouvernance" et la création d'emplois. Mais pour y arriver, le pays (dont 10% des plus riches détiennent en 2008 à eux seuls 32,8% du revenu total, contre 30,4% chez les 60% les plus pauvres) devrait réapprendre à redistribuer équitablement ses richesses, selon le représentant de l'Union européenne (UE) Michel Arion. Aussi, selon lui, les gouvernants ivoiriens devraient mettre en place un "système fiscal moderne" dans lequel les plus pauvres paient moins d'impôts que les plus riches.

© 2009 AFP     

 

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Général Ibrahim Coulibaly IB
Chef du Commando Invisible
 

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