Prince Johnson charge Blaise
Compaoré et les Américains
Ceux
qui doutaient encore sur la puissance déstabilisatrice du président burkinabé,
Blaise Compaoré et l’implication des puissances étrangères dans la barbarie en
Afrique doivent en avoir pour leur gouverne après la récente sortie de Prince
Johnson. Celui même qui a mis fin aux jours de l’ancien président libérien,
Samuel Doe. Concernant le renversement de ce dernier, l’ancien chef de guerre
est formel : « les Américains ont téléguidé Charles Taylor pour venir éjecter
le président Doe ». L’hypothèse selon laquelle l’actuel locataire de la prison
de Haye se serait échappé des prisons américaine est totalement erronée selon
lui. Allié de guerre de l’ancien président libérien, il estime que les
américains veulent travestir l’histoire comme ils l’ont toujours fait
d’ailleurs pour se donner bonne conscience. C’est selon lui la préparation de
coup qui aurait entraîné l’assassinat de Thomas Sankara. Puisque ce dernier
était opposé au coup de force contre Doe. L'ancien chef de guerre libérien n'a
pas précisé quels étaient les commanditaires des actions contre M. Sankara,
tué en octobre 1987 dans un coup d'Etat dirigé par l'actuel président du
Burkina Faso, Blaise Compaoré, dont on a souvent dit qu'il avait fourni des
armes à M. Taylor dans les années 90. "Quand nous avons été là-bas (au Burkina
Faso), on nous a dit que nous serions arrêtés si nous ne coopérions pas pour
renverser Sankara parce qu'il était opposé à notre plan (pour renverser Doe).
On nous a demandé de rejoindre une unité spéciale des armées burkinabé pour le
destituer. C'est comme ça que Thomas Sankara a été renversé", a-t-il dit. La
loi de l’omerta observée par Blaise sur le dossier est en train de se rompre
sans que lui-même ouvre la bouche au grand bonheur des proches du capitaine
lâchement assassiné. Même si cela ne ressuscitera pas Sankara, au moins on
saura un peu plus sur le mécanisme de son assassinat 21 ans après.