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Politique L'an 1 de la flamme de la paix Gbagbo reconnaît ses illusions
La classe politique nationale et internationale s'est retrouvée à Bouaké le mercredi dernier pour fêter le premier anniversaire de la flamme de la paix. Les leaders politiques qui avaient boycotté la cérémonie l'année dernière ne se sont pas fait prier pour être de la partie. L'occasion était donc toute rêvée pour Koudou premier pour lancer des fléchettes à ceux qui aspirent lui ravir son fauteuil. "Quand on ne gouverne pas, on a toujours des solutions", a indiqué le patron du front populaire ivoirien. Une manière implicite de rendre hommage à tous ceux qui ont gouverner avant lui et dont il critiquait violemment la gestion. Au-déla de cette reconnaissance, Laurent Gbagbo met à nu son incapacité et celui de son parti à gérer la Côte d'Ivoire. Que n'a-t-on pas entendu des Refondateurs lorsqu'ils étaient les porte-flambeaux de l'opposition ivoirienne? Il fallait seulement dix milliards de franc cfa pour gérer le problème de l'université, la Caistab est la caisse noire du président Houphouët-Boigny, sont entre autres les arguments que développaient les théoriciens du Fpi pour haranguer les foules. Laurent Gbagbo et compagnie ont poussé le cynisme plus loin en instrumentalisant les étudiants dont ils étaient les enseignants à descendre dans les rues pour humilier le pouvoir du sage de Yamoussoukro. Houphouët ne résistera pas d'ailleurs longtemps à cette humiliation. Parvenu aujourd'hui à ses fins, Laurent Gbagbo, autrefois prolixe en solutions, est en panne sèche d'idée novatrice pour sortir la Côte d'Ivoire de l'ornière. En affirmant à Bouaké que "quand on ne gouverne pas, on a toujours des solutions", Laurent Gbagbo n'indexe pas seulement ceux qui aspirent à son fauteuil, mais il reconnaît lui-même son échec. L'école cadeau dont il s'était fait le chantre, n'est qu'un échec. L'assurance maladie universelle chantée à tout coin de rue par Simone, son épouse, est également un échec. Les étudiants dont il disait maîtriser le problème sont devenus des bandits incontrôlés. Que dire de la filière café-cacao? C'est la honte même du pouvoir Fpi. La cerise sur le gâteau, c'est la cherté de la vie aujourd'hui en Côte d'Ivoire. Les ivoiriens n'arrivent plus à manger. Koudou se réveille donc de ses illusions. Et il n'y avait pas meilleure bouche pour le reconnaître que la sienne.
Anne-Marie Ncho
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