La
Côte d’Ivoire est une terre d’exception. Et elle vient de le prouver encore
une fois. Pendant qu’une guéguerre se mène autour de la liste électorale
devant présider l’élection présidentielle, la commission électorale
indépendante (Cei) exige déjà des éventuels candidats le dépôt des
candidatures. Comme si tout baignait dans l’huile, un des insoumis (Félix
Akoto) au président du Pdci, Bédié, a déjà fait acte de candidature. Il sera
suivi en cela par le patron du parti démocratique de Côte d’Ivoire. Tous les
staffs de campagnes s’apprêtent donc à répondre à l’appel de la Cei en fermant
les yeux sur toutes les difficultés non résolues qui font planer le spectre
d’un chaos sur la Côte d’Ivoire. Pourtant nul besoin d’être sorcier pour
sentir la poudre. Le centre de commandement intégré sensé assurer la sécurité
lors du scrutin du 29 novembre prochain peine à asseoir son autorité faute de
moyen. Même si le ministre de la défense, Michel Amani Nguessan rassure que
les choses se mettront en place avant, pour l’instant il est difficile d’y
croire. A cette question de reconnaissance du Cci, il y a celle très épineuse
des grades de certains soldats de l’ex-rébellion. A ce sujet d’ailleurs, le
chef d’état major des forces nouvelles, Soumaïla Bakayoko, reconnaissait qu’il
a été promu au grade de Général « dans la bouche » (théoriquement). Avant de
menacer que la question doit être réglée avant les élections. Pourtant, au
jour d’aujourd’hui, ni lui, encore moins ses éléments n’ont la moindre preuve
de cette reconnaissance depuis la signature des accords complémentaires de
Ouaga de décembre 2008. Leur amertume pourrait être renforcée par la
révélation d’un quotidien de distribution de grade faite par Laurent Gbagbo à
certains de ses soldats. Révélation pour laquelle le directeur de publication
dudit quotidien a été interpelé au motif de verser de l’huile sur le feu.
Toujours au volet militaire, les sites de cantonnement des ex-combattants et
leur cantonnement effectif commencent à devenir un véritable casse-tête
chinois pour la hiérarchie militaire. Mais peu importe, on veut aller aux
élections. Même l’évocation de problèmes logistiques au niveau des opérateurs
chargés de l’organisation pratique de cette élection ne semble avoir aucun
écho auprès des protagonistes. Et pourtant à ce niveau des menaces et non des
moindres existent. En effet, la publication de la liste électorale attendue
autour du 15 septembre annonce déjà une empoignade judiciaire entre les
différents camps. Ajouté à cela le temps de distribution des cartes
d’électeurs sur toute l’étendue du territoire ivoirien, on se demande bien
quelle magie fera la commission électorale indépendante pour être dans le
temps.
Extrait d'un discours historique prononcé par SORO
GUILLAUME
à Libreville en 2004 , devant des centaines de ressortissants ivoiriens.
Exclusivité de Brice NDONG à qui l'actuel Premier Ministre de Côte d'Ivoire ,
à l'époque Secrétaire Général des Forces Nouvelles avait accordé une interview.
Ce discours dure 3 heures. SORO parle de son engagement politique,
de sa probable mort , du vol à la BCEAO de BOUAKE ,
de Laurent GBAGBO qui pour lui ne changra jamais.
Est-ce du pure cynisme politique? LE TEMPS NOUS LE DIRA.