L’élection
présidentielle gabonaise a rendu son verdict. Comme il fallait s’y attendre,
le golden boy, Ali Ben Bongo succède à son père. Il a bénéficié dit-on de 41%
du suffrage exprimé. Une victoire qui n’étonne personne d’autant plus que le
fils avait hérité de l’appareil électoral du père dont le nom avait fini par
se confondre avec celui de son pays durant ses 40 ans de règne. Au niveau
politique donc, il était difficile aux autres candidats de l’opposition de
faire le poids celui du parti démocratique gabonais (Pdg) dont l’armada
électorale se confond pratiquement avec les institutions du pays. Bien
qu’ayant démissionné de poste de ministre de la défense à la veille à
l’ouverture de la campagne électorale, Ali Ben Bongo n’était pas très loin de
la gestion de la grande muette devant assurer la sécurisation du scrutin.
Autant dire que lors de cette élection le candidat du Pdg apparaissait comme
juge et partie. Ce qui a d’ailleurs irrité certains gabonais. Qui, ne voulant
pas se soumettre au fils après le père s’en sont pris à certains intérêts
français présents au Gabon. Malheureusement cette chienlit ne changera pas la
donne d’autant plus que le tout nouveau président a rapidement pris les choses
en main comme il l’avait déjà fait à l’annonce du décès de son père en fermant
les frontières du pays. L’affaire est donc pliée. Un Bongo s’en va, un autre
Bongo arrive. Le changement souhaité par les gabonais n’est donc pas pour
maintenant.
Extrait d'un discours historique prononcé par SORO
GUILLAUME
à Libreville en 2004 , devant des centaines de ressortissants ivoiriens.
Exclusivité de Brice NDONG à qui l'actuel Premier Ministre de Côte d'Ivoire ,
à l'époque Secrétaire Général des Forces Nouvelles avait accordé une interview.
Ce discours dure 3 heures. SORO parle de son engagement politique,
de sa probable mort , du vol à la BCEAO de BOUAKE ,
de Laurent GBAGBO qui pour lui ne changra jamais.
Est-ce du pure cynisme politique? LE TEMPS NOUS LE DIRA.