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Politique Sortie de crise en Côte d’Ivoire Les forces nouvelles perdent le nord
De son côté, la hiérarchie militaire, dont l’une des têtes de ponte (hic) n’est autre que Wattao, ne voit pas dans la même direction que la branche politique. Pour elle rien à faire. Il se prépare un coup d’Etat. Elle se veut même précise. Il aura lieu en ce mois de décembre. Mais, plutôt qu’Affi N’guessan, l’auteur sera le major Ibrahim Coulibaly. Le récent soulèvement d’une partie des jeunes soldats dans la ville dans la ville de Séguéla serait le fait d’IB. De ce côté aussi Wattao dit détenir les preuves. Il pointe même le Mali comme étant l’arrière base de cette nouvelle rébellion que prépare le major. Et serait de connivence avec Zakaria Koné dont c’était la zone de commandement et qui est actuellement exilé au Burkina Faso après son refus de jouer dans la farce. On comprend alors difficilement que deux coups d’Etat soient en préparation par deux auteurs différents dans le même espace et dans le même temps. A moins qu’ils n’hésitent pas à faire une combinaison comme ce fut le cas avec Désiré Tagro et IB. Au mois de septembre 2008, les mêmes responsables des forces nouvelles annonçaient un coup d’Etat avant la date du 30 novembre qui était retenue comme celle de l’élection présidentielle. Ce coup de force devrait être mené par l’actuel ministre de l’intérieur, Désiré Tagro avec l’appui du major Ibrahim Coulibaly. Et à ce niveau la hiérarchie militaire des forces nouvelles affirmaient avoir la preuve que certains de leurs éléments avaient été contactés par IB pour se joindre à cette opération. Cette manière de patauger prouve bien que les forces nouvelles ne sont plus bien loin de perdre le nord d’où toute cette fébrilité. Qui fait même que leur service d’espionnage se mélange les pinceaux.
Claude Tapé
Claude Tapé
Diversion Les détecteurs de coup d’Etat en Côte d’Ivoire viennent d’en détecter deux en l’espace d’une semaine. Les auteurs seraient Affi N’guessan et le major Ibrahim Coulibaly. On crie déjà aux loups pour faire oublier à la communauté internationale l’essentiel. Ce qui est demandé aux signataires des accords de Ouaga, ce n’est pas la détection des coups d’Etat mais plutôt la mise en application réelle des différents points de ces accords pour un retour à la paix et dégager une date pour l’élection présidentielle. Ce que font la hiérarchie militaire et la branche politique des forces nouvelles est purement et simplement une diversion dans laquelle personne ne doit tomber. Leur incapacité à gérer leurs zones ainsi que leurs petites mesquineries avec le front populaire ivoirien, les Ivoiriens n’en cure. Ce que les populations attendent, c’est un retour à une vie normale. C.T
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