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Politique
Date de
l’élection, déploiement de 8000 soldats, les com’zone, opposition complice
En effet, lors de son interview le 30 Avril 2009, par la première chaîne de la télévision nationale, le président Laurent Gbagbo, se prononçant sur l'accord complémentaire 4 de Ouaga, relevait que la phase optimale de la sécurisation et de la réunification serait atteinte qu'après le déploiement sur toute l’étendue du territoire de 8000 hommes dont 4000 FAFN et 4000 FDS. Cette phase permettrait de sortir de l’existence des zones et des commandants de zone, de passer au casernement et au désarmement des autres éléments FAFN sous la supervision des Forces impartiales. Car le désarmement avant les élections relève, pour lui, « du bon sens et des textes ». Autrement, lui reste au pouvoir grâce à l'article 38 de la constitution. Et dans l'esprit des idéologues du FPI, le désarmement n'engage principalement que les forces ex-rebelles dont la légitimité conférée par l'APO et tous les accords précédents ne traduit point une légalité d'existence. D’où la constance observée chez Mamadou COULIBALY, président de l'assemblée nationale, Madame Gbagbo, présidente du groupe parlementaire FPI et Affi N'guessan, président du FPI, au sujet du désarmement des ex-rebelles et de la réunification. Côté
Forces Nouvelles, par la voix de son porte parole, KONATE
Sidiki, on affirme que les
com'zones qui exerçaient des fonctions
administratives en plus des fonctions militaires n'exerceront que seulement
des fonctions militaires et "continueront de travailler en tant que militaire
pour le processus". Car pour l'ex-rébellion, "ils ont une fonction jusqu'au
bout" et "jusqu'au bout ces deux forces existent et doivent travailler
maintenant pour la paix, pour les élections". Dans cette même logique, il
affirme: "Après les élections, le nouveau président qui vient décrète la
nouvelle armée". Et bien avant "vous avez 3 groupes: Il y a nos frères les
démobilisés qui attendent, les éléments du CCI et les éléments en caserne".
Aussi rattrapé par son optimisme, il déclare plus tard, "si l'opération que
nous avons décrite marche...". Etant lui-même convaincu du caractère subjectif
de son approche. Ainsi, l'incapacité des ex-belligérants à concrétiser avant les élections la nouvelle armée nourrit notre scepticisme et traduit dans la même logique le fait que, pour nous, l'accord de Ouaga reste fragile. Et, dans ce contexte, il est difficile de parler de réunification, d'unicité des caisses encore moins de désarmement. En attendant, le président GBAGBO qui est d'accord avec les Forces Nouvelles que les élections doivent avoir lieu cette année, leur a donné en retour un mois pour concrétiser le processus de réunification et de désarmement avant de se prononcer sur la date de la tenue des prochaines élections présidentielles. Car a-t-il averti "Je signe que lorsque je suis sûr que ça va" ou encore, "Je ne suis pas un notaire, j'ai ma part de responsabilité" Du côté de la CEI, son président MAMBE Beugré, dit avoir "choisi de parler moins et d'agir assez" tout en relevant des difficultés notamment de trésorerie. A ce sujet, justement, le FPI qui a décrié la gestion de la CEI, a fini par convaincre les bailleurs de fonds et autres partenaires du processus de paix de procéder à son audit. Du côté de l'opposition civile, notamment au RDR et au PDCI, on est en campagne et pré campagne. Le RDR qui est officiellement rentré en campagne le samedi 09 mai, mise sur le vote des jeunes pour lesquels il dit avoir un vaste chantier. Quand au PDCI, il nous faut encore attendre le mois de juin pour une rentrée officielle en campagne. Cependant Henri Konan BEDIE à chaque sortie officielle, ne manque pas de fustiger la gestion du parti au pouvoir. A côté, le FPI, qui garde encore de nombreuses cartes, s'intéresse plutôt aux séances de rattrapage du processus d'identification et d'inscription sur les listes électorales et à l'application de l'accord complémentaire IV de Ouaga au sujet du déploiement des 8000 hommes devant assurer la sécurité du processus. Au vu de ce chantier titanesque et au regard du jeu trouble des acteurs politiques qui peuvent à tout moment du processus soulever de faux problèmes politiques, nous avons affaire à deux armées, deux idéologies différentes, une population prise en otage, une économie pillée, en déconfiture et des millions de sinistrés économiques qui ne savent que faire.
Zié Koné |
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