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Politique
Sortie de crise
La Côte d’Ivoire qui peine encore à se tirer d’affaire avec l’accord polysémique de Ouagadougou, s’apprête, peut-être, une fois de plus, à vivre des moments difficiles.
Des calculs électoraux…
Le PDCI, qui se dit fondamentalement opposé à la violence fait également des calculs électoraux comme ceux du RDR, à savoir, se mettre à l’abri d’une perte massive de ses électeurs potentiels. Et profiter plus où moins de l’avantage d’avoir l’un des leurs à la tête de la Commission Electorale Indépendante (CEI), à la personne de M. Beugré MAMBE. Aussi, faut-il tout faire pour éviter une situation insurrectionnelle dont la profitabilité à l’ancien parti au pouvoir n’est pas évidente. Enfin, continuer de jouir des avantages de la cogestion qui confère plus ou moins une stabilité des finances permettant d’aborder sereinement la période électorale et d’établir un plan de financement plus ou moins stable et sécurisé. A l’évidence, dans ce contexte, l’insurrection civile tant réclamée et proclamée par Anaky KOBINA, ne peut réellement voir le jour qu’à la condition qu’elle soit précédée d’une insurrection armée qui dans le fond, même si elle n’est pas impossible, aura du mal à tenir dans une armée foncièrement divergente et divergée suite au coup d’Etat de 1999 et à l’avènement de la rébellion armée. La population, la principale perdante Face à cette situation, dite de ni paix ni guerre, les ménages les plus défavorisés peinent encore à s’offrir le seul repas du jour auquel ils sont maintenant astreint. Egalement, cette jeunesse qui cherche encore ses repères et réduite au désespoir et à croire à la fatalité que son sort dépend de toutes ses tractations malignes concernant l’élection présidentielle. Car pour bon nombre d’entre eux, les élections présidentielles représentent la voie royale à son affranchissement et à son développement. Espérons-le… A côté, ses dernières heures nous assistons de plus en plus à un appel à la reprise de la lutte du côté du parti au pouvoir via ses satellites (CNRD et autres mouvements patriotique) laissant entrevoir d’autres instants conflictuels. Déconvenue ! Le FPI, après avoir longtemps pratiqué la politique de la terre brûlée, ensuite celle de l’autruche avec l’accord de Ouagadougou, n’exclut pas la politique du pire suite au constat que l’Accord de Ouagadougou est une belle désillusion. Dans ce contexte électrique et très sensible il nous convient d’avertir les collaborateurs de l’Accord de paix de Ouagadougou que le peuple croupissant sous le poids de la misère ne saurait accepter encore longtemps cette situation périlleuse et irresponsables sans une réaction certaine.
Zié
Koné
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