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Politique
Processus électoral
Pour l’heure, les signataires de l’accord de Ouagadougou s’obstinent à nous vendre des projets d’optimismes et de développement sur un véritable champ de mines… Au-delà donc de l’espérance, nous pouvons par expérience dire que beaucoup reste à faire. Et ce n’est pas rien si dans un contexte de partage de gâteau, s’il vous plait, de pouvoir, les uns et les autres se taisent sur les difficultés pour ne mettre en exergue seulement le fait que l’Accord de Ouagadougou ait permis à Wattao de faire la fête à Abidjan et au président Gbagbo et les siens de circuler dans les zones CNO. Même pris comme un acquis, cette donnée ne suffit pas à comprendre que des gens qui ont choisi librement de s’inviter à une table de négociation trainent encore les pas sur des questions essentielles telles que la lutte contre la paupérisation et l’organisation d’élection juste et transparentes. Aussi, est-il possible d’admettre que les signataires de l’accord de paix choisissent de cohabiter et de partager le même espace géographique dans le cadre de leur fonction officielle, c’est-à-dire, la présidence de la république sans pouvoir s’entendre sur les questions de la refonte de l’armée et du désarmement malicieusement remises après les élections. Dans le même contexte, pour la sécurisation des élections, l’organe dénommé Centre de Commandement Intégré, CCI, qui a été mis en place et rendu délibérément inopérant et inefficace traduit toute la duplicité des acteurs du processus de paix. Tout de même, tandis que le mode désignation des acteurs de la CEI, a suivi la voie démocratique que consacre les élections, les acteurs minoritaires au sein de cette structure ont imposé d’autres structures, plus aux ordres telles que l’Institut Nationale de la Statistique, INS, et l’Office Nationale de l’Identification, ONI. La Commission Nationale de Supervision de l’Identification, CNSI, est par ailleurs tout comme la CEI, dominée par l’opposition. La parité au niveau des structures qui interviennent (CEI, CNSI # INS, ONI) est un problème. Et chacune des structures a pouvoir de bloquer le processus en cas de mésentente. Et ce ne sont pas les moyens militaires pour s’imposer qui manquent tant les ex-parties en conflit conservent jalousement leur capacité militaire qu’elles ont sans doute renforcées en prévision des élections. La population qui retient son souffle a commencé à déchanter sur la possibilité d’avoir des élections présidentielles cette année. Et ce n’est pas votre journal en ligne qui vous dira le contraire. Car l’entonnoir identitaire et électoral qui sera mis en place dans les prochains jours, s’il n’est pas soumis, dès le départ, à une guerre de certification qualité, connaitra certainement, à terme, de nombreux disfonctionnements causés par les usagers et/ou leurs fournisseurs. C’est dans ce contexte, très connu de ni paix ni guerre ou encore ni pour ni contre qu’il va, une fois de plus, falloir négocier cet autre virage au prorata de la confiance que les uns et les autres s’accordent. Les gestionnaires actuels de la république qui ne sont ni philanthropes ni Hommes d’Etats se plaisent dans cette situation qui satisfait leur appétit et soif de détournement. Et la Côte d’Ivoire qui, au-delà des apparences, est devenue depuis quelques années une véritable firme de production de misère et de pauvreté n’entend certainement pas, au regard de la manière dont le gouvernail est dirigé, se laisser influencer par le contexte récessif mondial à moins d’en influencer, elle-même, le cours.
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