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Le deal... de Ouaga.






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Politique
Mea-culpa :
Le
forcing de Blé Goudé pour effacer son ardoise onusienne
Au
fur et à mesure que l’on approche vers une sortie effective de crise en Côte
d’Ivoire, certains acteurs prient ardemment pour l’effacement de leur ardoise.
Convaincu que ce n’est pas Koudou qui le blanchira aux yeux de la communauté
internationale afin que les sanctions onusiennes qui pèsent sur lui soient
levées, le tristement célèbre patron des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé,
prend lui-même le taureau par les cornes. La stratégie est toute simple, se
coudre une nouvelle veste de faiseur de paix avec la bienveillance des média.
Sa récente interview accordée à « Jeune Afrique » n’a d’autre objectif que ça.
« Je ne veux même plus qu’on m’appelle le général », précise celui qui
s’affuble actuellement du pseudonyme de Dalaï Lama (sacrilège).
Malheureusement les faits sont têtus. Et sont trop récents pour permettre une
métamorphose spontanée. Mieux, en se « versant » dans les colonnes de ce
magasine panafricain, Blé Goudé plaide coupable sans même avoir été traduit
devant aucun tribunal. « Si je devais refaire les choses, nous organiserions
autrement la résistance. J’éviterais de tenir des propos à l’endroit d’un
groupe ethnique ou d’un groupe religieux. Même si je n’ai pas pris moi-même
les armes, mes propos ont pu choquer des gens », a-t-il indiqué. Convaincu que
ses propos xénophobes ont été pour beaucoup dans la tragédie qu’a connue le
sud ivoirien aux heures chaudes de la rébellion. N’est-ce pas après son appel
à la chienlit de novembre 2004 que des milliers de jeunes patriotes scandaient
dans les rues d’Abidjan et même de certaines villes du sud du pays « à chacun
son français » ? Un appel à la chasse à l’homme que des milliers de français
qui vivaient de ce pays n’oublieraient pas de si tôt et qui aurait pu épouser
les mêmes contours que la tragédie rwandaise. Des femmes violées, des biens
saccagés et pillés, voilà ce que Blé Goudé appelle la résistance aux autorités
françaises. Pire, dans une rhétorique calamiteuse, l’homme compare son combat
à celui de la France contre l’invasion hitlérienne (si le ridicule pouvait
tuer). Nul besoin de lui conseiller une révision de ses cours d’histoire sur
les deux guerres mondiales. Mais en ce qui concerne le cas ivoirien, les
images sont encore là, même si les commentaires ont souvent été tronqués pour
sauver le pouvoir de Koudou. Elles n’ont en tout cas rien de comparable le
combat français contre l’invasion nazi. Mais, bref. L’effort de rappel n’est
pas nécessaire.
A côté de la communauté française,
celle originaire du nord de la Côte d’Ivoire vivant dans le sud sous contrôle
des forces dites loyalistes n’ont pas échappé aux griffes de celui qui veut
aujourd’hui apparaitre plus blanc que blanc. Au nom de dénonciations
calomnieuses beaucoup ont perdu la vie. Les rescapés gardent encore les
blessures profondes de ces périodes troubles. Et Blé Goudé en a conscience.
« Je suis allé dans les mosquées avec mes amis, dans les églises, dans les
quartiers dioulas (demander pardon). Aujourd’hui, les Dioulas m’ont accepté
comme leur fils et ont apprécié ma sincérité. J’ai été le premier à demander
pardon pour tout ce que j’ai pu faire moralement ou physiquement », reconnaît
l’homme. Cette démarche peut engendrer des circonstances atténuantes (c’est
selon) mais n’annulent surement pas les crimes commis et reconnus. La veste
qu’il tente de se coudre semble d’ores et déjà trop grande pour lui.
Abdelhaziz Maroufi
Le Latéral info, Bouaké
amaroufi@lateralinfo.net
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Laurent Pokou tabassé Plus Jamais ça !






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