|
|
|
Editeur Responsable
Pour recevoir notre Hebdomadaire |
Politique
Zimbabwe On dit souvent que la loi du plus fort est toujours la meilleure. Cette règle de la jungle qui exclue toute forme de démocratie est de mise actuellement au Zimbabwe. Le président Zimbabwéen, Robert Mugabé est en train d’en donner les preuves à ses opposants politiques qui feignent de l’ignorer. Depuis les résultats du premier tour des élections présidentielles qui donnent officieusement une nette avance à l’opposition de Morgan Tsvangirai, le vieux dictateur ne dort plus que d’un œil. Soupçonnant toute action de l’opposition de subversive. C’est d’abord le principal opposant qui en fait les frais. Morgan Tsvangirai a été plusieurs fois interpellé puis relâché. Ce qui n’est pas le cas de son lieutenant Tendai Biti qui risquerait la peine de mort pour trahison. Pour mettre fin à toute velléité, le vieux Lion, maître de sa forêt zimbabwéenne vient de rugir encore. Pour dire à qui voudrait l’entendre que comme un roitelet des tribus africaines, il ne souhaite pas qu’on parle de sa succession de son vivant. « Nous n’accepterons jamais que des pantins pathétiques prennent le contrôle du pouvoir » et Robert Mugabé d’ajouter qu’il se battrait à mort pour ne pas que l’opposition arrive au pouvoir dans son pays. Le tristement célèbre président zimbabwéen, prouve encore si besoin en était que l’organisation des élections présidentielles dans son royaume est un luxe dont son pays n’a pas besoin.
Anne-Marie Ncho |