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Politique SORTIE DE CRISE
Les grades et le désarment, les vrais blocages
Le laconique communiqué de cette réunion rejette contre toute attente toutes les responsabilités de retard dans le recensement sur la commission électorale indépendante (CEI), qui selon les leaders politiques, n'a pas les moyens techniques et matériels pour tenir ses engagements. Mensonge! Une simple fuite en avant que Soro et Gbagbo essaient de faire croire aux ivoiriens face à leur incapacité à régler le dangereux problème des grades des ex-combattants et surtout le désarmement. C'est à croire que si la CEI réussit son pari, les ivoiriens iront aux élections sans désarmement et sans avoir régler le problème des grades. Il est fort possible que ce scenario se produise. Il ne faut pas se voiler la face, les grades octroyées par Soro aux combattants des Forces Nouvelles, sont non seulement un précédent grave, si elles restent en l'état, mais elles peuvent être l'élément déclencheur de nouvelles perturbations au sein de l'armée. Depuis la signature de l'accord de Ouaga, ce problème, malgré les ébauches de solutions, n'a pu être évoqué publiquement ni par le facilicitateur, Blaise Compaoré ni par Gbagbo et Soro. Tous sont unanimes à reconnaitre que l'erreur de Soro est difficile à trouver une solution sans faire de friction. Soro est-il capable à l'instant de retirer les grades d'officiers à Wattao. Shérif Ousman et consorts? L'armée ivoirienne est-elle prête à accueillir en son sein de simples soldats élevés au rang d'officiers supérieurs? La réponse est sans attente. Non! Soro qui a du mal à maitriser ses troupes et ses chefs de guerre ne peut, en aucun cas, prendre le risque de provoquer une révolte qui peut lui couter sa nouvelle carrière politique. Gbagbo, également, qui a distribué des grades à une armée qui été incapable de garantir la sécurité du pays, ne peut, ni récuser les grades Soro ni les accepter au risque de provoquer lire des Fanci. C'est cette impasse qui en réalité bloquera tout le processus. Si une véritable réunion sous l'auspice des nations unies, n'est pas tenue pour évacuer ce précédent grave, l'on peut parier que le radieux lendemain que l'on attend est encore loin. Si l'on se projette dans des hypothèses en imaginant que l'un des candidats, ADO, Bédié ou Gnamien Konan, remporte, les élections. Qu'adviendra-t-il de ces faux officiers supérieurs? Pourra-t-on les laisser en l'état ou les déchoir de leur grade? Soro et Gbagbo auraient trouvé la parade qui consiste à les affecter dans les ambassades ivoiriennes à l'extérieur comme chargé militaire. C'est à dire exporter nos déchets toxiques vers d'autres pays. Une pilule qui passe mal car ce sera réduire la fonction de chargé militaire à une simple plaisanterie. Une autre manière de faire qui nous attirera la moquerie de l'occident.
Jean Luck Kondo
03/08/2006
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Politique
Pour ceux qui pensent que les militaires qui ont pris des armes sont nombreux
et qui de ce fait ont des inquiétudes, il a tenu à rassurer ses invités. Non
seulement il a démenti cette information, mais il a promis de publier la liste
des concernés. Concernant les chiffres, il a affirmé que sur 18.000 hommes que
compte l’armée ivoirienne, seulement 437 ont rejoint le camp de la rébellion.
«C’est peu. On connaît leurs noms, leurs grades, où ils étaient et ce qu’ils
faisaient. Ils ne sont pas nombreux. Les autres (Ndlr, les mercenaires), c’est
les autres et ils viennent de partout. Quand ils disent 15.000, 20.000,
40.000, c’est les autres. Sinon nous avons les noms de nos militaires, leur
niveau, leurs grades. Ils sont 437. Ni plus ni moins. Un moment viendra où je
publierai cette liste pour que tous les Ivoiriens voient ceux qui sont partis
dans la rébellion». Par ailleurs, il a indiqué que la Côte d’Ivoire existe
parce que ses institutions fonctionnent. «La Côte d’Ivoire n’est pas un pays
qui a failli, la Côte d’Ivoire n’est pas un pays qui est tombé. Il faut que
les gens comprennent cela. Les institutions de la Côte d’Ivoire sont débout,
elles fonctionnent». Il estime par conséquent que, autant le mandat des
institutions dans tous les pays en guerre a été prorogé, autant il en sera
pour les institutions nationales jusqu’à la fin de la crise. Ce qu’il reproche
aux Occidentaux, c’est le fait qu’«ils parlent de démocratie chez eux mais
chez nous ils veulent la dictature». Le Président de la République ne comprend
pas en effet qu’«ils s’attaquent aux seules institutions élues en Côte
d’Ivoire. Ils s’attaquent au Président de la République qui est élu, ils
s’attaquent à l’Assemblée nationale qui est élue et ils font la promotion des
gens qui n’ont jamais été élus. Je ne peux pas l’accepter». Parlant plus
spécifiquement de l’Assemblée nationale, il a cité les exemples de
prolongation dans d’autres pays, notamment la France de 1939 à 1942 (deuxième
guerre mondiale), le Liban pendant plus de 15 ans de guerre, l’Angola depuis
1991. Pis, la République démocratique du Congo, où aucune autorité n’a été
élue. «Quand il y a des circonstances exceptionnelles, il y a des mesures
exceptionnelles. Mieux vaut avoir affaire à quelqu’un qui a une légitimité
plutôt qu’à quelqu’un qui n’a aucune légitimité». A ceux qui rêvent de
l’enlever du pouvoir au profit d’une autre personne, il continue de
s’interroger sur l’applicabilité d’une telle option.
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