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Le deal... de Ouaga.


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Politique

D
épart des forces impartiales, désarmement illico-presso des forces nouvelles
Soro traite Simone Gbagbo d'irresponsable

Le ciel va-t-il tomber sur la Côte d'Ivoire? On le croirait. Au regard des différentes déclarations et comportements des différents acteurs des accords de Ouaga. La première dame du régime de la Refondation, Simone Gbagbo, a fait le tour des contrées ivoiriennes avec son bâton d'injures. Son objectif, créer un blocage qui repousserait la date des élections et prolongerait le mandat illégal de son mari. La native de Moossou commence d'abord par jeter une pierre dans le jardin des forces impartiales en demandant leur départ du sol ivoirien. Belliqueuse à souhait, la rivale de Nadi Bamba a toujours souhaité que son "Woody" mesure ses biceps à ceux des rebelles. Car, dans son entendement, sans l'interposition des forces impartiales le camp présidentiel aurait fait d'une bouchée Soro Guillaume et ses fantassins. Cette épisode est donc restée dans la gorge de Simone comme un os. Raison pour laquelle, après les déclarations de son cher et tendre époux devant devant le conseil de sécurité de l'Onu lui demandant de laisser la charge aux organisations africaines la responsabilités du règlement des conflits internes aux Etats, madame a cru bon, sans même attendre un avis favorable de ce même conseil, de prendre son bâton de palabre pour faire le tour de la Côte d'Ivoire pour remonter les populations ivoiriennes contre les forces impartiales. "La bataille se joue sur plusieurs fronts. En même temps que le désarmement, il faut que les blancs qui ont leur force chez nous partent", a indiqué la princesse du palais présidentiel lors d'un meeting à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d'Ivoire. Convaincue qu'elle est, que si les élections devraient avoir lieu dans les conditions transparentes, elles consacreraient la fin de son règne. Il faut donc préparer ses militants à la chienlit. Devant l'indifférence des forces impartiales face à ses provocations, la PD a cru bon de changer de fusil d'épaule. Elle a récemment orienté son canon en direction des forces nouvelles. Pour elle, il est inconcevable que les responsables des forces nouvelles demandent cinq mois pour le désarment de leurs soldats et leur cantonnement. Alors qu'ils ont reçu, après le deal passé à Ouaga, la primature. "Ils peuvent désarmer en un mois même s'ils sont 50 000, c'est une question de volonté. La Côte d'Ivoire peut plus se permettre le luxe d'avoir des rebelles en armes sur son territoire", a déclaré Simone Gbagbo. Une réponse claire au chef d'Etat major des forces nouvelles qui fustige la mauvaise volonté des rebelles. La réaction des fantassins de Soro à l'élément incontrôlé de Gbagbo ne s'est pas faite attendre, Sidiki Konaté au nom des forces nouvelles a demandé des explications au parti présidentiel. Mais, la gifle est venue de Soro. Le partenaire de Gbagbo dans le deal de Ouaga a estimé assez irresponsable le comportement de la première dame. Estimant qu'elle devrait plutôt s'inscrire dans la dynamique de la recherche de la paix. "Nous avons eu cinq ans pour nous insulter, pour nous mesurer. Aujourd'hui, il faut être assez responsable et aller à la paix", a indiqué Guillaume Soro à sa marraine par presse interposée. Tout compte fait, du côté gouvernemental comme forces nouvelles, on prépare la mort des accords de Ouaga et rien ne doit étonner les ivoiriens.


Sidibé Lancina
sidiblancina@lateralinfo.net


                                                                                                                     


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