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Politique

France-Afrique
Sarkosy veut-il corriger les copies sales?

Le president francais, Nicolas Sarkosy a terminé sa visite officielle en Angola. Une visite de deux heures qui a permis d’effacer la dizaine d’années de relations orageuses entre la France et le pays d’Edouard Dos Santos. En effet, un scandale dans la vente illégale d’armes à Luanda, alors en pleine guerre, avait débouché sur l’ouverture d’une enquête judiciaire touchant certains proches du président angolais. Il n’en fallait pas plus pour que les relations entre les deux pays battent de l’aile. Si cette visite de Nicolas Sarkosy peut aussi cacher des relans commerciaux, il n’en demeure pas moins qu’elle ouvre la voie à la France de revoir ses copies sales sur le continent africain. Et dans ce chapitre figurent en pole position les dossiers ivoirien et rwandais. Dans la crise ivoirienne éclatée depuis Septembre 2002, la France a perdu en biens matériels et en crédibilité. Les autorites ivoiriennes n’ont jamais admis que celles de la France leur impose un plan de sortie de crise  les contraignant à un partage du pouvoir avec les rebelles. Même si c’est le cas aujourd’hui, le clan Gbagbo, à l’époque l’a considéré comme une ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat souverain. De là à voir la main française derrière la rébellion, il n’y avait qu’un pas que Simone Gbagbo et les jeunes patriotes n’ont pas hésité à franchir. Depuis lors Paris et Abidjan vivent au rythme de "je t'aime, moi non plus". Les intérêts français dans ce pays considéré comme le model de réussite de l’administration française en Afrique ont été fortement secoués. A l’heure de la recherche des fonds pour remettre l’économie française a flot, il ne serait pas etonnant de voir Sarko faire un tour au pied de la basilique notre Dame de la paix de Yamoussoukro. Il y est déjà devancé par un groupe d'hommes d'affaire français ayant tout perdu dans la crise ivoirienne lors de la chasse aux français organisée par les jeunes patriotes et les milices assujetties au pouvoir Gbagbo et qui souhaitent un nouveau départ dans les relations économiques entre les deux pays. A eux, le président Laurent Gbagbo a indiqué qu'un nouveau départ est possible. Mais, dans les règles de l'art. Ce qui selon lui n'était pas le cas avec l'administration chiraquienne. "Il y a eu une embrouille entre ceux qui étaient à l'Elysée et moi. Je ne suis pas un sou-prefet français nommé en Côte d'Ivoire. Je suis un chef d'Etat élu. Nous sommes en train de tracer avec les nouvelles autorités françaises les nouveaux sillons.", a indiqué le patron de la Refondation.

Tout autre dossier brûlant, celui du Rwanda. Les relations entre français et rwandais ne sont plus au beau fixe depuis l'accusation portée par le juge anti-térroriste Jean-Louis Bruguière sur le président Paul Kagamé et certains de ses proches dans l'assassinat de l'ancien président rwandais, Juvénal Habyarimana. Ce qui a eu pour corollaire le génocide rwandais. Il n'en fallait pas autant pour que Kigali rompe ses relations diplomatiques avec la France, accusée par les autorités du pays des grands lacs d'avoir savamment planifié le massacre des Tutsis. Après donc ses visites dans les pays relativement stables de la tutelle française (Maroc, Sénégal, Mali ...), Nicolas Sarkosy envisagerait-il de régler les couacs de la diplomatie chiraquienne en Afrique.

 

Sidibé Lancina
sidiblancina@lateralinfo.net

                                                                                                                     


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