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Politique
Gabon : succession du président
Bongo
Piège en « Haut
Gabon »
C’est
vrai que vivre sous le règne d’un homme pendant 41ans, on finit par croire
qu’il est éternel. Pire, on finit par oublier les vrais mécanismes d’une
élection démocratique. Surtout quand le président se faisait élire au mépris
d’une quelconque liste électorale. Le décès brutal du président, Omar Bongo
Ondimba, plonge les gabonais dans cette triste réalité. Surtout avec les
velléités de candidature dans les rangs de l’opposition que le défunt
président avait réussi à museler en lui donnant un peu de foin. Du vivant du
défunt président, ni l’opposition encore moins le citoyen gabonais ne se
souciaient du bon déroulement de l’élection présidentielle. Les résultats
étant connus avant même que la course ne soit lancée. Des générations de
gabonais sont nées et ont grandi dans ce schéma. Et toutes ces générations
aspirent au changement aujourd’hui après le règne de celui dont le nom se
confondait pratiquement à celui de son pays. Et cette aspiration au changement
est renforcée par les déclarations de neutralité du président français,
Nicolas Sarkozy, qui a pris part aux obsèques de Bongo père. « Il appartient
aux gabonais de choisir celui qui doit les diriger. La France ne soutien
personne. Ce temps est révolu », a indiqué le président Sarkozy. Tout ce que
souhaiterait l’Elysée, c’est le respect de l’ordre constitutionnel qui prévoit
l’intérim du président du Sénat et l’élection en 45 jours. Si le premier point
a été respecté, en revanche le second fait déjà jaser. Les gabonais se
trouvent pris dans le piège de la révision du listing électoral et autre
mécanisme conduisant aux élections. Ou du moins la classe politique proche du
testament de succession veut se donner le temps de maîtriser tous les contours
d’un passage en force ou de la roublardise politique avant de se lancer sur le
sentier glissant des élections. Car précipiter les choses dans les délais
impartis par la constitution pourrait occasionner la perte d’Ali Bongo,
dauphin naturel à la succession de son père et qui vient d’ailleurs de
conquérir le soutien de sa sœur aînée, Pascaline, dont l’époux, ministre des
affaires étrangères, lorgnerait également le fauteuil présidentiel. 45 jours
ne suffiront donc pas pour ce travail titanesque. Rose Francine Rogombé,
présidente du Sénat, peut se la couler douce encore à la tête de l’Etat
gabonais en attendant que la révision de la liste électorale, voie royale à la
triche puisse se faire en toute quiétude pour installer Ali Bongo à la place
du père.
Jean-François
Pembélé, depuis Libreville,
pour le Latéral info
jfpembele@lateralinfo.net
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Laurent Pokou tabassé Plus Jamais ça !






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