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Le deal... de Ouaga.






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Société
Chine :
La vente des bébés, le nouveau business
Selon
des chiffres officiels, entre 10 et 20 000 enfants sont kidnappés chaque année
dans ce pays, puis vendus à des trafiquants ou à des proxénètes. Le China
Daily affirme dans son édition du vendredi 3 juillet que la police vient de
découvrir un nouveau trafic à l’adoption dans le sud-ouest du pays. Depuis
2001, quatre-vingt bébés de sexe féminin auraient été vendus à des familles
étrangères au « prix unitaire » de trois mille dollars américains. Le plus
souvent, se sont les garçons qui sont des cibles de choix. Avec la complicité
active ou passive des autorités, des milliers de familles chinoises sont
confrontées à ces trafics d’enfants qui sont l’une des conséquences de la
politique de l’enfant unique instaurée au début des années 1980.
L’histoire est racontée vendredi dernier 3 juillet par le China Daily. Comme
tous les pères de famille, Lu, un habitant de la ville de Zhenyuan, dans la
province de Guizhou, voulait un garçon. Une question d’héritage et de
tradition. La loi impose à ce père de famille de faire un enfant et un seul,
quel que soit son sexe. Lu et sa femme ont pourtant donné naissance à trois
filles avant d’avoir un garçon. Enfin ! Pour avoir enfreint le code de la
famille, ce couple a payé pendant plusieurs années une amende annuelle de 700
euros. Au début de l’année 2009, Lu est convoqué par un membre du planning
familial : « Donnez-nous une de vos filles ou vous aurez à payer une nouvelle
amende de 3.000 dollars américains. C’est la politique maintenant. Vous payez
ou vous laissez le gouvernement s’occuper de votre fille ».
Lu et sa femme croient faire le bon choix et confient l’une de leurs petites
filles aux autorités locales. Mais au lieu d’être placé dans une famille sans
enfant, le bébé est immédiatement envoyé dans un orphelinat, puis vendu à une
famille étrangère pour trois mille dollars. Selon les enquêteurs chinois,
certains membres du planning familial local auraient organisé la vente de
quatre-vingt bébés en l’espace de huit années. Une fois les enfants pris en
charge, les trafiquants leur imprimaient de faux papiers pour qu’ils soient
déclarés orphelins.
Les jeunes garçons, cibles de choix
Cette histoire n’est qu’un exemple parmi de très nombreux rackets et
kidnappings dont sont victimes chaque année des milliers de familles
chinoises. Dans un pays ou la politique de contrôle de l’enfant unique a fait
grimper la cote des mâles, les garçons sont une cible de choix. Ils
représentent en effet les trois-quarts des enfants enlevés. Les familles
victimes sont souvent des travailleurs migrants, parfois naïfs qui laissent
leur enfant jouer sans surveillance. Des gangs très bien organisés agissent
dans les rues, dans les marchés ou dans les gares. Parfois, il ne s’agit que
d’un rapt isolé destiné à renflouer le portefeuille d’un individu désargenté.
Les enfants kidnappés sont souvent vendus à des couples, en général des
paysans, privés de descendance masculine. Si la politique de l’enfant unique a
été à peu près bien appliquée dans les villes, la réforme démographique n’a
jamais été respectée dans les campagnes où le garçon est considéré comme une
assurance-vie. Selon la tradition, lorsque les filles se marient, elles
rejoignent leur belle-famille. « Une fille, c’est de l’eau qui passe », dit-on
dans les campagnes, tandis qu’un garçon assurera les vieux jours et
entretiendra la mémoire des anciens. Dans le milieu rural, une famille sans
héritier peut être ostracisée, voire méprisée par les voisins.
Age moyen : 4 ans
L’âge moyen de la victime serait de quatre ans. Un « petit homme » capable de
marcher, mais assez tendre et malléable pour ne pas poser de problèmes. Les
parents adoptifs payent cher, entre 1.500 et 5.000 euros. Ils prennent soin de
l’enfant et ont l’impression de faire une bonne action car on leur présente «
leur enfant » comme un orphelin des rues. Les ravisseurs risquent la peine
capitale. Mais en pratique, ils ne sont pas menacés. Il existe à ce jour peu
de cas de condamnations.
En 2008, la Chine a bien décidé de mettre en place un plan de lutte contre les
enlèvements d’enfants. Mais l’Etat chinois refuse de reconnaître l’ampleur du
phénomène qui ternit l’image officielle de la société harmonieuse voulue par
le président Hu Jintao. Les médias gouvernementaux préfèrent éviter le sujet.
Il ne reste qu’internet pour diffuser des informations.
C’est d’ailleurs à la suite de l’enlèvement de son fils de trois ans et demi à
Shenzhen que Peng Gaofeng, 31 ans, a décidé de monter sur le net un réseau
d’entre aide : « Le comité pour la recherche des enfants ». Sur ce site, les
parents peuvent diffuser les photos et le signalement de leurs enfants et
tenter de réunir des informations. Depuis 2008, Peng Gaofeng dédie son temps
et son argent à la lutte contre ce marché du kidnapping qui a pris racine dans
la politique de l’enfant unique. L’espoir de retrouver son fils unique nourrit
sa quête. Le chagrin et la rage sont les moteurs de son combat. Mais Peng
Gaofeng sait que, plus le temps
L’histoire est racontée ce vendredi 3 juillet par le China Daily. Comme tous
les pères de famille, Lu, un habitant de la ville de Zhenyuan, dans la
province de Guizhou, voulait un garçon. Une question d’héritage et de
tradition. La loi impose à ce père de famille de faire un enfant et un seul,
quel que soit son sexe. Lu et sa femme ont pourtant donné naissance à trois
filles avant d’avoir un garçon. Enfin ! Pour avoir enfreint le code de la
famille, ce couple a payé pendant plusieurs années une amende annuelle de 700
euros. Au début de l’année 2009, Lu est convoqué par un membre du planning
familial : « Donnez-nous une de vos filles ou vous aurez à payer une nouvelle
amende de 3.000 dollars américains. C’est la politique maintenant. Vous payez
ou vous laissez le gouvernement s’occuper de votre fille ».
Lu et sa femme croient faire le bon choix et confient l’une de leurs petites
filles aux autorités locales. Mais au lieu d’être placé dans une famille sans
enfant, le bébé est immédiatement envoyé dans un orphelinat, puis vendu à une
famille étrangère pour trois mille dollars. Selon les enquêteurs chinois,
certains membres du planning familial local auraient organisé la vente de
quatre-vingt bébés en l’espace de huit années. Une fois les enfants pris en
charge, les trafiquants leur imprimaient de faux papiers pour qu’ils soient
déclarés orphelins.
Rfi
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Laurent Pokou tabassé Plus Jamais ça !






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