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Culture
Festival Mémorial Marley à Vridi
Non à l’amateurisme et aux prétextes…

‘’Non. Nous ne pouvons lutter contre
la pluie. Nous serons obligés de tout arrêter’’, laissait entendre à certains
techniciens un membre de l’organisation, une dame blanche tremblotant de froid
sous son pull-over. Cette image peignait la désolation sur les nombreux
visages dans la soirée du dimanche 11 mai 2008 au village rasta de Vridi où
devait être lancé le tout premier grand festival en hommage à Bob Marley à
Abidjan Côte d’Ivoire. La veille, le samedi 10 mai, était la première journée
d’un hommage qui devait prendre fin au terme de 48 H dans une ambiance de
festival. Mais, il fallait compter avec l’imprévisible « pluie abidjanaise ».
Et, prévoir un festival musical à ciel ouvert, surtout en saison de pluie, ne
pouvait se faire qu’avec grande précaution d’installer un vrai podium couvert
selon les normes modernes d’un festival et même d’un simple concert. Un podium
couvert d’une bâche comme cela se voit dans les baptêmes et funérailles
présage de l’à peu près, de l’amateurisme, pour une organisation qui veut
donner l’image du « plus grand événement du genre jamais réalisé en Côte
d’Ivoire…avec scénographie digne des grands concerts internationaux ». Tel a
été le cas au village rasta.
Plus de 20 ans de
reggae, pas un festival de référence
Longtemps l’on a attribué à la Côte
d’Ivoire, à cause du succès international de Alpha Blondy, le titre de
troisième plaque tournante du reggae « après la Jamaïque et l’Angleterre ».
Plus d’un ivoirien s’en contente, depuis une vingtaine d’années, sans
possibilité d’organiser et lancer véritablement un festival de ce « genre
musical au monde » à la marque « Côte d’Ivoire » où les regards de par le
monde seraient tournés, chaque année, à une fréquence régulière. Pour en faire
une destination absolue. L’idée du festival en hommage à Bob Marley, à
Abidjan, prévu pour être perpétué dans le temps a, ainsi, remarquablement
séduit plus d’un mélomane assoiffé. Cela s’est matérialisé par un déferlement
d’hommes et de femmes de différents âges sur la plage de Vridi, site du
festival. Malgré les imperfections liés à des « problèmes techniques » qui
n’ont pu distiller une bonne sonorisation le premier jour – bien que le
président du comité d’organisation du festival, Wompi, soit un ingénieur de
son dont le talent n’est pas à contester – le public peu servis le samedi 10,
ne s’est pas, pour autant, fait prier pour être encore sur le site en grand
nombre le lendemain 11 mai. Car, tel était l’esprit dudit festival « non
stop ». Alors la fête sur fond de musique reggae pouvait, enfin, débuter
« avec plus de 20.000 watts de sons en façade (sic) ». Sans toutefois la
présence de « l’ingénieur de référence », Wompi. Les organisateurs dudit
festival étaient bien partis pour faire naître dans l’esprit des nombreux
mélomanes, fana de la musique de Bob Marley et du reggae, qu’un véritable
festival qui se veut international était né avec l’avantage de promouvoir le
tourisme et développer le village rasta. Ce qui serait chaque 11 mai un
rendez-vous annuel. Adhérent à cet esprit, les mélomanes avaient ainsi renoncé
chacun à de petits regroupements et célébrations de quartier, comme c’est
généralement le cas chaque 11 mai, pour savourer et découvrir en live la
brochette d’artistes rarement à leur portée. Ismaël Isaac, Serges Kassy, Solo
Jah Gunt, Kajeem, Hamed Farras, Ras Goudy Brown, Fadal Dey mais également la
nouvelle génération « qui en veut » Spyrow, Alasko Deejay, Kalujah et bien
d’autres. Avec amertume et tristesse, cette célébration longtemps attendue n’a
pu aller à son terme du fait de la pluie qui s’est abattue obligeant les
techniciens, mal lotis sur un podium circulaire, de débrancher câbles, micro
et guitares. Le public, lui, aurait bravé la pluie s’il était servis en
continu de « sa » musique. Et, en de telles circonstances, surtout lors d’un
spectacle reggae, la tombée de la pluie est signe divin « source de
bénédiction » pour beaucoup de mélomanes et rastas. La pluie qui n’était pas
un déluge n’est donc un prétexte de base. Ainsi, le festival n’aurait été
annulé pour ce contre temps climatique qui n’empêchait pas beaucoup d’autres
mélomanes à rejoindre sous la pluie le site quand d’autres le quittaient. L’on
ne dira pas de l’idée du festival qu’il a été grand pour un maigre public
mais, tous (les festivaliers) ont pu se rendre compte que les organisateurs
n’ont pas pris les précautions qu’il fallait, à savoir jouer sans trouver pour
prétexte que la pluie a été la fausse note.
Métaphysique et
rasta
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Autre négligence, l’Afrique ayant
ses mystères, Wompi le président du comité d’organisation aurait, selon
certaines sources, sous propositions d’un de ses proches collaborateurs rasta,
trouvé inutile de confier la réussite de son festival aux mannes du village
Petit Bassam, jouxtant le village rasta afin que les esprits empêchent, par
prévision, que la pluie ne soit un véritable obstacle. Wompi, lui, aurait
perçu comme un pacte « avec les esprits » pour les prochaines éditions du
festival reggae mémorial Bob Marley sans toutefois avoir d’autres tour dans
son sac en cas de pluie comme ce fut le cas. Qu’à cela ne tienne, la
désolation n’était pas ailleurs en Zone 4, au Parker Place « Temple du
reggae » qui faisait son plein de mélomanes. Spirow, transfuge du Kingston
Ganstar, Kajeem, Calif ont allumé la flamme d’hommage à Bob Marley, disparu il
y a 27 ans.
Koné Saydoo
Le Latéral info, Abidjan
konesaydoo@lateralinfo.net
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Général Ibrahim Coulibaly IB
Chef du Commando Invisible






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